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Un groupe surpresseur d'eau permet d'acheminer l'eau d'un réservoir de récupération d'eau de pluie ou d'un puits par exemple vers les points de consommation. Lorsque la pression des installations est insuffisante, les surpresseurs permettent de maintenir la pression du circuit.

Regardons ce dispositif de plus près.

Pompe avec surpresseur : maintenir la pression de service

La pompe avec surpresseur d’eau offre une alternative aux problèmes de pression de l’eau. Ce dispositif est utile pour un usage individuel, collectif ou industriel. Il permet également de gérer la pression d’eau d’un puits.

Le principe de fonctionnement du suppresseur est semblable à celui de la pompe immergée à la seule différence qu’il permet de faire monter de l’eau à des pressions élevées dans les appartements d’un immeuble, par exemple.

Schématiquement, le groupe surpresseur d’eau comprend :

  • une pompe ;
  • un contact manométrique ;
  • un vase d’expansion.

Ainsi, le groupe permet une montée efficace de l’eau avec la pression nécessaire. Le surpresseur d'eau peut être équipé d'un ballon tampon ou bien d'un variateur de fréquence.

Lorsque cet équipement est destiné à un usage domestique : alimenter un point d'arrosage ou un réseau secondaire. Il fait l'objet de nombreuses précautions notamment pour éviter la pollution du réseau public par l'eau de pluie ou d'un puits.

Pompe avec surpresseur : prévenir la pollution accidentelle du réseau public

À l’extérieur de l’habitat

La situation est complexe : selon les articles R.1321-1 et suivants du Code de la santé publique, l’utilisation d’eau de qualité dite "potable" est requise pour tous les usages domestiques compte tenu des risques sanitaires pouvant exister pour la population exposée, notamment par ingestion (via la contamination d’aliments, ou des réseaux d’eau, etc.) et par inhalation d’aérosols (contaminants microbiologiques, légionelles, etc.).

Cependant, dans un avis du 5 septembre 2006, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) a estimé que l’utilisation des eaux de pluie récupérées en aval de la toiture est autorisée en extérieur.

À l’intérieur de l’habitat

Pour l’utilisation en intérieur, le CSHPF souhaite minimiser les risques de contamination du réseau d'eau potable par le réseau d’eau de pluie.

L'utilisation d’eau de pluie n'est donc autorisée qu'à titre dérogatoire. Dans ce cas, les deux réseaux doivent être identifiés et séparés conformément à la norme EN NF 1717, de mars 2001, "Protection contre la pollution de l’eau potable dans les réseaux intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection contre la pollution par retour".

En effet, le réseau public ou le réseau intérieur d’eau potable peuvent être contaminés par un retour d’eau du puits, par exemple. Si la pression du réseau public baisse, l’eau du puits ou autres peut être siphonnée dans le réseau collectif ou celui de la maison et les polluer.

L’eau provenant du réseau public et l’eau issue d’une autre ressource ne doivent jamais entrer en contact. Les deux réseaux ne doivent jamais communiquer entre eux et toute communication entre les deux réseaux est interdite (article R. 1321-54 du Code de la santé publique).

Pompe avec surpresseur : redevance et surveillance des installations

Enfin, lorsque les eaux de pluie se déversent dans le réseau d’assainissement, la mairie doit être prévenue. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit à article R. 2224-19-4 la contribution à la redevance d'assainissement.

L’article L. 2224-12 du CGCT indique qu’en cas d'utilisation d'une autre ressource en eau par l'abonné, le règlement de service prévoit la possibilité pour les agents du service d'eau potable d'accéder aux propriétés privées pour procéder au contrôle des installations intérieures de distribution d'eau potable et des ouvrages de prélèvement, puits et forages.

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